Développement durable

Emmi adhère au Réseau soja suisse


 

 

Communiqué de presse

 

Développement durable

 

 

 

 

 

Emmi adhère au Réseau soja suisse

 

 

 

 

 

Lucerne, le 21 février 2018 – Les produits laitiers durables proviennent de lait durable. Dans ce domaine, le fourrage est pour Emmi aussi essentiel que le bien-être animal et devrait être constitué en priorité de fourrage grossier. Le soja riche en protéines peut aussi être bénéfique en complément, à condition toutefois qu’il soit issu de l’agriculture durable. En adhérant au Réseau soja suisse, Emmi entend contribuer à ce que seul du soja certifié soit utilisé dans la production laitière suisse.

 

 

 

La durabilité des produits laitiers dépend de la production du lait. Pour Emmi, cela signifie une production laitière adaptée au pâturage suisse. A cet égard, le bien-être animal et le fourrage sont au cœur des préoccupations de l’entreprise. Concrètement, les vaches laitières en Suisse devraient manger moins d’aliments concentrés onéreux, mais principalement de l’herbe, indigeste pour l’homme, pour produire du lait nourrissant. Toutefois, l’utilisation d’aliments complémentaires peut être pertinente pour un fourrage équilibré (en fonction, par exemple, de la race de vache, du système d’élevage ou de la période de lactation). Emmi estime que l’on ne peut pas exclure le recours au soja riche en protéines dès lors que celui-ci est produit de manière durable.

 

 

Conséquences négatives de la culture du soja

 

Le soja est cultivé en Chine et au Japon depuis des milliers d’années. Aujourd’hui, la graine de soja est cultivée sur 6% de la surface agricole utile globale et est la principale plante oléagineuse dans le monde. Les plus importants producteurs de soja sont les Etats-Unis (117 millions de tonnes ou 35 % de la production mondiale), suivis par le Brésil (96 millions de tonnes ou 30 %) et l’Argentine (59 millions de tonnes ou 18 %). Du point de vue de la durabilité, la culture du soja pose problème car elle est pratiquée en vastes monocultures, elle entraîne le défrichement des forêts tropicales pour obtenir des surfaces agricoles pour le soja et elle utilise d’énormes quantités de pesticides. De plus, l’extension de la culture du soja provoque des conflits sociétaux et des tensions entre les producteurs et les communes concernées. Les normes de durabilité tentent de contrecarrer ces problèmes. Parce que la culture du soja n'est pas un problème fondamental. Comme la plupart des légumineuses, les plants de soja lient l’azote et contribuent ainsi à l’amélioration de la fertilité des sols. Ils soutiennent la constitution de l’humus et luttent contre l’érosion du sol et le lessivage de ses éléments nutritifs.

 

 

Franchir le dernier jalon

 

La plupart des producteurs de lait suisses nourrissent d’ores et déjà leurs vaches dans le respect du bien-être animal et en fonction du lieu. Le fourrage est constitué en majeure partie de soja grossier (principalement de l’herbe, du foin, de l’ensilage) et à 3 % de plantes oléagineuses (dont fait partie le soja).

 

En Suisse, une grande partie du soja est importée. Aujourd’hui, 99 % du soja de fourrage importé provient d’une culture certifiée durable et sans OGM. C’est au Réseau soja suisse que nous le devons. Depuis 2011, celui-ci s’engage activement pour que le soja importé soit principalement issu d’une production responsable. A l’époque, le taux correspondant n’était que de 40 %. Depuis, il a également été possible d’augmenter sensiblement la proportion de soja européen, qui est aujourd’hui déjà de 22 %.

 

Emmi salue les efforts du Réseau soja suisse, qui contribue fortement à rendre l’ensemble de l’agriculture suisse plus durable. En y adhérant, Emmi souhaite soutenir son travail.

Le Comité directeur du Réseau suisse pour le soja a approuvé la demande d’adhésion d’Emmi le 8 février 2018.

 

 

 

 

 

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