Résultat de l’exercice 2013

Croissance sur tous les fronts, rendements stables


 

 

Communiqué de presse

Résultat de l’exercice 2013

 

 

 

 

 

Croissance sur tous les fronts, rendements stables

 

 

 

 

Lucerne, le 26 mars 2014 En 2013, Emmi a réalisé un chiffre d’affaires net de CHF 3298 millions, en hausse de 10,6%. Corrigé des effets extraordinaires, le résultat d’exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) a augmenté de 9,4% à CHF 160 millions et le bénéfice net de 8,1% à CHF 98 millions. En conséquence, les marges sont restées stables par rapport à l'année dernière, à hauteur de 4,9% pour l’EBIT et de 3,0% pour le bénéfice net. Pour l’année en cours, Emmi table sur une croissance de 3 à 4% du chiffre d’affaires du groupe ainsi que sur une marge bénéficiaire nette équivalente à celle de l’an passé. Le versement d’un dividende de CHF 3.80 brut (année précédente CHF 3.60) par action nominative, tiré des réserves d’apports en capital, sera proposé lors de l’Assemblée générale du 24 avril 2014.

 

 

Le chiffre d’affaires net d’Emmi pour l’exercice 2013 s’est établi à CHF 3298 millions, contre CHF 2981 millions l’année précédente, soit une hausse de 10,6%. Le résultat d’exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) de CHF 168 millions et le bénéfice net de CHF 105 millions ont été influencés positivement par l’effet extraordinaire de la vente d’actifs immobilisés, comme en 2012. Ceux-ci ont atteint CHF 8,5 millions pour l’EBIT (2012: CHF 19,4 millions) et CHF 7,0 millions pour le bénéfice net, après impôts (2012: CHF 15,9 millions). Corrigés de cet effet, l’EBIT a progressé de 9,4% à CHF 160 millions et le bénéfice net de 8,1% à CHF 98 millions. Des marges stables ont par conséquent été enregistrées à la fois pour l’EBIT et le bénéfice net, de respectivement 4,9% et 3,0%.

 

Le chiffre d’affaires et l’EBIT étaient donc légèrement supérieurs à la fourchette annoncée, qui prévoyait une hausse du chiffre d’affaires de 8% à 10% et un EBIT entre CHF 140 millions et 155 millions.

 

Urs Riedener, CEO, explique: «Après un démarrage prudent au premier semestre, Emmi s’est lancée dans un véritable sprint final. Grâce à la performance réjouissante de produits éprouvés, au soutien des innovations et à la contribution d’entreprises acquises récemment, les objectifs de chiffre d’affaires et de rendement ont été largement atteints. Grâce à sa stratégie, Emmi évolue avec entrain dans la direction visée.»

 

 

Retour de la croissance sur le marché suisse

 

Comme déjà annoncé en février, le chiffre d’affaires en Suisse a augmenté de 1,1% à CHF 1863 millions (2012: CHF 1842 millions). Hors acquisitions, la croissance a même atteint 1,4%. L’effet des acquisitions négatif de -0,3% est imputable à la vente des parts dans Nutrifrais. Cet effet n’a pas pu être intégralement compensé par le rachat de la fromagerie Studer. D’autres pertes de chiffres d’affaires ont été causées par la cession de la logistique des produits surgelés à des tiers.

 

Une croissance a été enregistrée dans de nombreux secteurs, la plus forte dans celui des Fromages (2,3%, soit CHF 12 millions) et des Poudres/concentrés (19,9%, soit CHF 12 millions). La part du marché suisse dans le chiffre d’affaires du groupe a représenté 56% au cours de l’exercice 2013 (2012: 62%).

 

 

Activités internationales: le cap est maintenu

 

Sur les marchés internationaux, Emmi a augmenté son chiffre d’affaires de 26,0% à CHF 1435 millions (CHF 1139 millions en 2012). Corrigée des effets de change (1,0%) et des acquisitions (23,0%), la croissance s’élevait à 2,0%. L’effet des acquisitions est dû à l’augmentation de la participation dans Kaiku et Diprola, à l’acquisition d’une participation majoritaire dans AVH dairy trade et au rachat de Rachelli et de la fromagerie Studer.

 

A l’international, tous les segments du cœur de métier ont progressé. Les hausses les plus importantes ont été enregistrées dans les Produits laitiers (84,3%, soit CHF 130 millions) et Produits frais (22,1% soit CHF 86 millions).

 

Les activités internationales (exportation en provenance de Suisse et production à l’étranger) ont représenté 44% du chiffre d’affaires total du groupe (27% pour l’Europe, 12% pour l’Amérique du Nord et du Sud, 4% pour l’Afrique, 1% pour l’Asie/Pacifique).

 

 

Rendements stables

 

Le bénéfice brut a augmenté de CHF 61 millions, soit 5,9%, à CHF 1089 millions durant l’exercice sous revue (CHF 1028 millions en 2012). La marge bénéficiaire brute de 33,0% était inférieure à l’année précédente (34,5%). Ce recul est notamment attribuable à la proportion plus élevée des activités internationales, dont la marge est actuellement encore inférieure à celle du groupe, mais la tendance va crescendo. En Suisse, la marge de l’année précédente n’a pas pu être tout à fait maintenue. Cela s’explique par la pression des prix dans le commerce de détail, la pression des importations ainsi que les retards courants de répercussion des hausses du prix du lait, en particulier dans le segment B.

 

Les charges d’exploitation ont augmenté de 5,4% à CHF 819 millions


(2012 : CHF 777 millions).Proportionnellement, cette hausse a donc été nettement plus faible que celle du chiffre d’affaires, ce qui s’est répercuté positivement sur la marge EBIT et a compensé la baisse de la marge bénéficiaire brute. Les charges de personnel ont aussi augmenté moins vite que le chiffre d’affaires, mais tout de même de 6,2% à CHF 398 millions (2012 : CHF 375 millions) en raison des acquisitions. Les autres charges d’exploitation ont pu être clairement réduites proportionnellement au chiffre d’affaires. En 2013, elles ont atteint 12,7% contre 13,5% l’année précédente. En termes absolus, elles n’ont augmenté que de 4,6% à CHF 420 millions (2012 : CHF 402 millions). En raison du recul du bénéfice résultant de la vente d’actifs immobilisés par rapport à l’année précédente, les autres produits d’exploitation ont diminué de moitié environ par rapport à 2012, de CHF 20 millions à près de CHF 10 millions.

 

Suite à ces évolutions, le résultat d’exploitation avant intérêts, impôts et amortissements (EBITDA) a progressé de 3,2% à CHF 280 millions (2012: CHF 271 millions). La marge EBITDA a en revanche baissé de 9,1% à 8,5%.

 

Les amortissements ont augmenté de 5,5% à CHF 112 millions au total durant la période sous revue (2012 : CHF 107 millions). Cette progression est principalement imputable à la hausse des amortissements sur immobilisations corporelles du fait des acquisitions.

 

Le résultat d’exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) a atteint CHF 168 millions et dépassé de 1,7% (CHF 166 millions) celui du 2012. Parmi les facteurs exceptionnels, on compte la vente d’actifs immobilisés, soit un immeuble commercial à Langenthal ou la logistique des produits surgelés à Kriens. Corrigé de ces effets, l’EBIT a été CHF 160 millions, 9,4% de plus qu’en 2012 (CHF 146 millions). La marge EBIT corrigée est restée inchangée à 4,9%.

 

 

Progression du bénéfice net avec une marge bénéficiaire nette stable

 

Le résultat financier s’est amélioré, passant de CHF -16,4 millions à CHF -15,7 millions. L’augmentation des charges d’intérêts due aux acquisitions a pu être compensée par un résultat des changes neutre durant la période sous revue (2012: perte de change de CHF 3,6 millions). Les impôts sur le bénéfice se sont élevés à CHF 30 millions (2012: CHF 28 millions). Le taux d’imposition a progressé de 18,5% à 19,7% en raison, d’une part, des hausses d’impôts en Suisse et, d’autre part, de la part croissante des activités internationales.

 

Au final, après déduction des intérêts minoritaires de CHF 19 millions, un bénéfice net de CHF 105 millions (2012 : CHF 106 millions) a été atteint pour l’exercice 2013. Le bénéfice net corrigé de l’effet de la vente d’actifs immobilisés s’est élevé à CHF 98 millions, soit une hausse de 8,1% par rapport à l’année précédente (CHF 90 millions). La marge bénéficiaire nette correspondante est restée inchangée à 3,0%.

 

Urs Riedener, CEO: «Emmi a réussi à maintenir les marges bénéficiaires malgré la pression élevée sur les prix et nous nous en réjouissons. C’est le résultat de la concentration sur les compétences clés, du succès de nos marques, des priorités clairement fixées et d’une stricte gestion des coûts.»

 

 

Perspectives

 

Pour le premier semestre 2014, Emmi table sur des prix des matières premières stables ou ponctuellement un peu plus élevés. Ainsi, par exemple, les prix indicatifs du lait ont été augmentés en début d’année en Suisse. Ils resteront probablement à ce niveau jusqu’au milieu de l’année 2014 au moins.

 

En Suisse, le tourisme d’achat va stagner à un niveau élevé et la pression liée aux importations va persister. Aux Etats-Unis, il est réaliste d’envisager un comportement plus positif des consommateurs. Les marchés en développement du Chili et de la Tunisie devraient à nouveau croître nettement, mais en tenant compte de la volatilité des monnaies locales. En Europe du Sud, le moral des consommateurs restera morose, même si l’Espagne montre des signes de rétablissement. Emmi ne s’attend pas à des changements majeurs sur les marchés d’Europe centrale et table sur une situation stable dans l’ensemble sur le marché des changes.

 

Conformément à sa stratégie, Emmi entend renforcer sa position en Suisse et poursuivre sa croissance à l’international. Emmi prévoit une croissance du chiffre d’affaires de 3 à 4% à l’échelle du groupe pour 2014. La croissance devrait être faible en Suisse, 1% au maximum, et se situer dans une fourchette de 6% à 8% sur les marchés internationaux. Ces chiffres tiennent compte de l’effet des acquisitions de 2013, qui est relativement modeste. On prévoit un EBIT entre CHF 155 millions et CHF 170 millions, et une marge bénéficiaire nette de l’ordre de 3%.

 

A moyen et long terme, l’objectif est une croissance organique, c’est-à-dire sans acquisitions, de 6 à 8% par an à l’étranger et de 1% maximum en Suisse. Au niveau du groupe, l’entreprise table sur une croissance organique de 2 à 3%. Grâce à cette croissance et aux acquisitions, Emmi vise une part des activités internationales d’environ 50% dans le chiffre d’affaires d’ici deux ans environ. Pour la marge bénéficiaire nette, une fourchette cible de 2,5 à 3,5% a été fixée.

 

 

Chiffres-clés du groupe Emmi

 

Montants en millions de CHF (sauf mention contraire)

2013

2013 aprés correction*

2012

2012 après correction*

Chiffre d’affaires net

3298

 

2981

 

Résultat d’exploitation avant intérêts, impôts
et amortissements (EBITDA)

280,1

 

271,4

 

   en % du chiffre d’affaires net

8,5

 

9,1

 

Résultat d’exploitation avant intérêts et impôts (EBIT)

168,5

160,0

165,7

146,3

   en % du chiffre d’affaires net

5,1

4,9

5,6

4,9

Bénéfice net

104,6

97,6

106,2

90,3

   en % du chiffre d’affaires net

3,2

3,0

3,6

3,0

Capital immobilisé (hors acquisitions)

126,2

 

131,3

 

   en % du chiffre d’affaires net

3,8

 

4,4

 

Effectifs (à temps plein) au 31.12

5 217

 

5074

 

Chiffre d’affaires net par collaborateur en milliers de CHF
(valeur moyenne)

632

 

665

 

Volume de lait / de crème transformés en millions de kg

1465

 

1220

 

 

31.12.2013

 

31.12.2012

 

Total du bilan

2500

 

2323

 

   dont fonds propres, y c. intérêts minoritaires

1258

 

1165

 

   en % du total du bilan

50,3

 

50,2

 

*Corrigé du produit extraordinaire de la vente d’actifs immobilisés. Ceux-ci ont atteint CHF 8,5 millions pour l’EBIT (2012: CHF 19,4 millions) et CHF 7,0 millions
(2012: CHF 15,9 millions) pour le bénéfice net (après déduction des impôts). Pour les comparaisons futures, les valeurs corrigées seront utilisées.

 

 

Remarque: les chiffres supérieurs à CHF 10 millions sont arrondis (exception: tableau ci-dessus).

 

 

 

 

 

 

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